Expositions


Stephan Goldrajch. La légende de l’éléphant : 06 juillet – 21 décembre 2018

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Accompagné de la photographe Myriam Rispens, l’artiste Stephan Goldrajch raconte qu’un éléphant, après un grand déluge, a été abandonné à Bomel.

De ce quartier de Namur au Musée Africain de Namur, il n’y a qu’un pas… d’éléphant. Aussi l’artiste a-t-il été invité à investir les salles du Musée pour créer un lien entre ses réalisations et les collections permanentes.

En partenariat avec le Centre Culturel de Namur (Abattoirs), MusAfrica a le plaisir de vous faire découvrir l’univers poétique, artistique et même humoristique de l’artiste aux multiples talents.

 


Congo Paintings : 23 février – 27 mai 2018

Au détour des salles du Musée Africain de Namur, l’exposition « Congo paintings, une autre vision du monde » propose au public une immersion dans les méandres de l’histoire du Congo et des représentations de la société proposées par des peintres congolais contemporains.28056308_2068351913439108_5919488571401686548_n

Ces peintres, qui se décrivent eux-mêmes comme « populaires » (Cheri Samba, Moke, Cheri Cherin, Pierre Bodo Pambu, notamment) apparaissent dès la fin des années 1960 à Kinshasa. Ils puisent leur inspiration dans la vie quotidienne congolaise, l’environnement urbain, les thèmes politiques ou tout autre sujet de société. Les sujets relatant la joie de vivre sont bien représentés par des scènes de danses, de fêtes ou de « SAPE » (Société des Ambianceurs et des Personnalités Elégantes).

Par leur travail, ces artistes portent un regard critique sur la société, les politiciens, la vie de couple, souvent avec amusement, en toute liberté. Venant pour certains du monde de la publicité ou de la bande dessinée, ils introduisent parfois dans leurs œuvres des textes, reliquats d’un mode d’expression de leurs débuts, pour renforcer la portée de leur message.

Leurs expressions artistiques sont variées, souvent hautes en couleurs, hors de toutes contraintes académiques. Certains tableaux offrent une vision allégorique et fantasmagorique du monde, rappelant par divers aspects l’héritage de Dali ou même de Jérôme Bosch. Shula ou Pierre Pambu Bodo en sont les dignes représentants.

Ce courant d’art congolais, exposé de plus en plus souvent et suscitant l’engouement partout à travers le monde, se développe encore aujourd’hui avec des toiles, naïves ou surréalistes, parfois moralisatrices, produites par la dernière génération de peintres, comme Sam Ilus, Moke Fils, Amani Bodo, Pita Kalala, Mika, Bodo Fils, etc.


Chambres avec Vues. Anne Champion et Dominique Guelette : 17-18 et 24-25 mars 2018

Anne Champion
Anne Champion, sérigraphie

L’œuvre d’Anne Champion propose un regard sur ces femmes, ces hommes partis s’exiler au Congo. Le travail de sérigraphie est réalisé au départ d’anciens négatifs. Les images produites se laissent découvrir peu à peu, incitant le visiteur à se déplacer dans l’espace et multiplier ainsi les points de vue.

La vidéo « No Place Like Home » réalisée par Dominique Guelette emmène les visiteurs au Sénégal, à la rencontre d’individus qui s’interrogent sur le sens de partir du pays.

Dominique Guelette
Dominique Guelette

 

 


Ce qu’on m’a dit du Congo : 15 mai – 30 juin 2017

Un voyage dans le temps

L’exposition « Ce qu’on m’a dit du Congo » est une invitation au voyage. Pour autant, ce n’est pas un voyage dans l’espace mais dans le temps : le visiteur se retrouve dans la Belgique d’avant 1960.

Le projet de cette exposition consiste à identifier les stéréotypes véhiculés sur le Congo et les Congolais pendant l’époque coloniale belge (1908-1960), qui servaient à expliquer et à justifier l’entreprise coloniale.

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Déconstruire les clichés, exercer son esprit critique

En septembre 2016, les élèves de l’option Histoire de l’Etablissement des Sœurs de Notre-Dame à Namur, encadrés par leurs professeures Laurence Dejonckere et Valérie Franchimont, se sont lancés un défi : découvrir ce qu’on disait du Congo aux Belges, avant l’Indépendance. Comment était perçue la colonie ? Quelles images avait-on de ses habitants ? Comment les sources historiques racontaient-elles cette histoire ? Avec le soutien précieux du Musée Africain de Namur, les élèves se sont penchés sur des manuels scolaires de l’époque, des souvenirs rapportés par les colons, des journaux et des magazines, des chromographies à collectionner, des jeux pour enfants, des affiches de la Loterie coloniale…

S’il est essentiel d’exercer son esprit critique lorsqu’on aborde les questions d’histoire, peut-être est-ce aussi nécessaire de s’interroger sur les stéréotypes et les idées trop faciles qui nous entourent aujourd’hui. Quelle image du monde percevons-nous dans les objets de notre quotidien ? Dans quels clichés devons-nous éviter de tomber ? Quelles images toutes faites pouvons-nous nuancer ?

Un projet muséal et pédagogique

MusAfrica a ouvert ses portes aux élèves pour leur donner accès à ses collections et sa riche bibliothèque. Ils ont pu travailler directement sur des objets tels que des cartes et des affiches, des jeux, des statuettes, des peintures… mais aussi des ouvrages comme des manuels scolaires des années cinquante ou des catalogues d’exposition coloniale. Ils ont également pu rencontrer et interviewer plusieurs témoins, qui ont vécu au Congo belge, et experts dont notamment François Poncelet, directeur du Musée Africain de Namur et Anne Cornet, du Musée Royal de l’Afrique Centrale.